vendredi 19 juin 2009

Boris Vian , ha Boris Vian ! " Avec des si, on scierait ! "



Que dire non encore dit ? pas de non , dis , avec l'homme à la trompinette ; juste , peut-être , qu'hier soir on a eu un hommage réussi dans notre petite lucarne !
sinon que rajouter ?
Qu'il nous manque !
( photo deux : " Antioche venait de disparaître dans le petit baisodrome privé contigu à la salle de danse et dans lequel s’entassaient les manteaux." )


"Il n'y a pas de choses avec lesquelles on ne plaisante pas, il n'y a que des gens qui ne comprennent pas la plaisanterie . "

4 commentaires:

Cactus a dit…

extrait de l'écume des jours _ texte resté d'actualités :
Colin se présente pour un emploi :
- Alors?... dit le directeur.
- Eh bien, voilà!... dit Colin.
- Que savez-vous faire? demanda le directeur.
- J'ai appris des rudiments..., dit Colin.
- Je veux dire, dit le directeur, à quoi passez-vous votre temps?
- Le plus clair de mon temps, dit Colin, je le passe à l'obscurcir.
- Pourquoi? demanda plus bas le directeur.
- Parce que la lumière me gène, dit Colin.
- Ah!... Hum!... marmonna le directeur. Vous savez pour quel emploi
on demande quelqu'un, ici?
- Non, dit Colin.
- Moi non plus..., dit le directeur. Il faut que je demande à mon
sous-directeur. Mais vous ne paraissez pas pouvoir remplir l'emploi...
- Pourquoi? demanda Colin à son tour.
- Je ne sais pas..., dit le directeur.
Il avait l'air inquiet et recula un peu son fauteuil.
- N'approchez pas!... dit-il rapidement.
- Mais... je n'ai pas bougé..., dit Colin.
- Oui..., oui..., marmonna le directeur. On dit ça... Et puis...
..................

Entre le sous-directeur portant un dossier sous le bras :
- Vous avez cassé une chaise, dit le directeur.
- Oui, dit le sous-directeur.
Il posa le dossier sur la table.
- On peut la réparer, vous voyez...
Il se tourna vers Colin.
- Vous savez réparer les chaises?
- Je pense..., dit Colin désorienté. Est-ce très difficile?
- J'ai usé, assura le sous-directeur, jusqu'à trois pots de colle
de bureau sans y parvenir.
- Vous les paierez! dit le directeur. Je les retiendrai sur
vos appointements...
- Je les ai fait retenir sur ceux de ma secrétaire, dit le sous-directeur.
Ne vous inquiétez pas, patron.
- Est-ce, demanda timidement Colin, pour réparer les chaises que vous
demandiez quelqu'un?
- Sûrement! dit le directeur.
- Je ne me rappelle plus bien, dit le sous-directeur. Mais vous ne
pouvez pas réparer une chaise...
- Pourquoi? dit Colin
- Simplement parce que vous ne pouvez pas, dit le sous-directeur.
- Je me demande à quoi vous l'avez vu? dit le directeur.
- En particulier, dit le sous-directeur, parce que ces chaises sont
irréparables, et, en général, parce qu'il ne me donne pas l'impression
de pouvoir réparer une chaise.
- Mais, qu'est-ce qu'une chaise a à faire avec un emploi de bureau? dit Colin.
- Vous vous asseyez par terre, peut-être, pour travailler? ricana le directeur.
- Mais vous ne devez pas travailler souvent, alors renchérit le sous-directeur.
- Je vais vous dire, dit le directeur, vous êtes un fainéant!...
- Voilà..., un fainéant... approuva le sous-directeur.
- Nous, conclut le directeur, ne pouvons, en aucun cas, engager un fainéant!...
- Surtout quand nous n'avons pas de travail à lui donner..., dit le
sous-directeur.
- C'est absolument illogique, dit Colin abasourdi par leurs voix de bureau.
- Pourquoi illogique, hein? demanda le directeur.
- Parce que, dit Colin, ce qu'il faut donner à un fainéant, c'est justement
pas de travail.
- C'est ça, dit le sous-directeur, alors, vous voulez remplacer le directeur?
Ce dernier éclata de rire à cette idée.
- Il est extraordinaire!... dit-il.
(...)

Le vent se frayait un chemin parmi les feuilles et
ressortait des arbres tout chargé d'odeurs de bourgeons et
de fleurs. (...)
Le soleil dépliait lentement ses rayons et les hasardait, avec
précaution, dans des endroits qu'il ne pouvait atteindre
directement, les recourbant à angles arrondis et onctueux,
mais se heurtait à des choses très noires et les retirait
très vite, d'un mouvement nerveux et précis de poulpe doré.
Son immense carcasse brûlante se rapprocha peu à peu,
puis se mit, immobile, à vaporiser les eaux continentales et
les horloges sonnèrent trois coups.

JEA a dit…

Boris Vian ? Boris vivant...

Cactus a dit…

oui , Boris vorace , Clit Boris disait un chanteur lyonniais ( que j'ai eu en classe d'ailleurs , le futur enchanteur merlin pas Boris , moi : mon dad,hiiii eut cette chance , de le rencontrer à Paris _ faut que je retrouve les deux lettres Borrissées pour lui !
sinon j'ai vu sur le net que ce bouquin là ( photo , pas génial du tout :-) , vaut , vaches ,mes cochons 85 euros sur le site rare-book si état parfait : alors , je le vends le mien ou pas ? ( pour me l'acheter quand en 2010 IL sera en la Pléiade que je n'attendais plus ! ( j'avais appris que blèmes avec ces dits héritiers )
bien à vous JEA/JEA mon maître des colles fortes , sissi !

Cactus a dit…

bientôt en LA Pléiade ; 2010 !
enfin !